Neigbourhood Issues

Neigbourhood Issues

# Posted on Friday, 17 April 2009 at 2:31 AM

Élégie

Élégie

In memoriam H.H.


Fille noble, tu n'a jamais vu danser les étoiles;
Le soleil a omis d'embrasser ton visage;
Le vent n'a pas pu jouer avec tes bouclettes.
Les rivages du Styx ont été ton seul voyage,
La Nature cruelle te jeta aux oubliettes.
Fille noble, tu n'a jamais vu danser les étoiles.

Ton épitaphe brumeuse est gravée dans ma chair
Et les sables du Temps ne combleront jamais
Les rainures creusées par les larmes de tant d'années,
Tant ton cher spectre tapi en mon âme se plaît
A m'arracher chaque nuit des cris de damné.
Ton épitaphe brumeuse est gravée dans ma chair!

Ce petit berceau vide hante mes jours et mes nuits,
Ton cadavre que je n'ai jamais serré me pèse
Tel le globe sur les épaules d'un Atlas vieilli.
Sanglante épiphanie, funeste catéchèse!
Ton charmant sourire devait éclairer nos vies...
Ce petit berceau vide hante mes jours et mes nuits!

M'accorderas-tu cette danse, ô Disparue?
Nous déchirerons les ailes de l'ange de lumière
Et puis, main dans la main, nous nous élèverons,
Nous abandonnerons les futilités d'Hier,
Tous deux nous nous envolerons comme des hérons.
M'accorderas-tu cette danse, ô Disparue?

Unitl we meet again.
3 mars 2008. A Postmodern Bard.

# Posted on Wednesday, 15 April 2009 at 11:54 AM

Matreesmo

Matreesmo
Parce que y'en a marre du machisme.
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# Posted on Wednesday, 15 April 2009 at 11:27 AM

Aux Romantiques

Ce poème est déjà assez vieux, il date de 2004. Mais je le me quand même, parce que, en un sens, c'est mon manifeste, ma philosophie. Vous pouvez le voir sur mon blog d'origine.



Entre deux nuages roses, auprès du crépuscule,
A l'intérieur d'une multicolore bulle,
Repose une terre vierge, verte et féconde
Elevée dans le sein du rêveur de ce monde
Bercée par de nobles fantasmes, de tendres songes
Animé par les soupirs, les larmes qu'elle éponge.

Ses montagnes bleues, encerclées d'arbres dansants
Ses vallons d'émeraude, ses ruisseaux flamboyants
Ses mers orageuses, allaitant les brunes falaises
Ses forêts vivantes, crépitantes comme de la braise
Ressemblent aux doux berceaux des antiques dieux;
Or seul l'âme romantique porte la clef des lieux.

Au centre de l'île trône un château-fort
Bastion de la plume, protégeant des remords
Citadelle de l'honneur, de l'amour et du rêve
Marquant avec la douleur une juste trêve
Tel le lait pur d'une maternelle brebis
Enivre le poète, qui oublie ses soucis.

Autour des tables garnies de viandes et d'hydromel
Les romantiques rient, s'embrassent, discutent des choses belles
Se prélassent dans les vastes et chaudes salles tapissées
Et perdent leurs craintes, leurs soupirs, leurs front plissés
Et dansent, dansent sous l'enchantement de la lyre
Et tournent, tournent, le c½ur entraîné par le rire

Dehors, la neige endimanche les pins, ces druides
Grands prêtres de la nature, puissants et fluides
Accueillant solennellement les âmes festives
Qui chantonnent autour des flammes d'une voix fraîche et vive
Les corps chauffés par les fourrures, vins aux épices,
Et les étreintes fraternelles qui les c½urs adoucissent.

Quand viendra dame Renouveau, belle comme Aphrodite,
Vêtue de narcisses, de roses, enfantées des mythes,
Les ruisseaux susurreront à l'oreille docile
Du rossignol qui tirera d'une nuit fertile
Les rêveurs enchantés de son mélodique rire;
Les dryades des bois et leur parfum de myrrhe.

Oyez! Voici que viennent Danu et Déméter
Leurs paniers plein de fruits, pieds féconds foulant terre!
L'astre brûlant caresse les jeunes promeneurs
A l'ombre de leurs soupirs, à l'ombre de leurs peurs
Ils se revêtent des lacs, de la mer bleues et dorées
Echauffés par les baisers passionnés du beau Ré.

Mais Ré s'assoupit, de sa propre gloire se lasse;
Dionysos, hardi et riant, prend sa place
Pour arroser les versants du doux sang des vignes
Dont s'abreuvent les racines des arbres, qui, indignes
Perdent leur pudeur, et se parent comme des rois
D'or, d'argent, d'airain et d'autres métaux précieux
Ravissant, sans pitié, les romantiques yeux.

Puis les arbres redeviennent chastes pèlerins
Jettent leur or, et se revêtent d'humble lin.
Cette danse éternelle de milles émotions
Ce repas rituel de tendres passions
Rassasie le poète qui a perdu la Muse
Désaltère le rêveur déchu s'il n'en abuse.

Que cette contrée vous porte toujours bonheur
Vous, ô mes chers poètes, romantiques et rêveurs
Que ses vertus vous soient source d'inspiration
Ses chutes d'eau, ses forêts exaltations
Et sachez donc que la clef de cette demeure
Repose entre vos mains, en votre noble c½ur.

# Posted on Monday, 13 April 2009 at 6:11 AM